Présenté en sélection Un Certain Regard, au Festival de Cannes, Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg nous a particulièrement touché. L’histoire poignante d’une maman solo, prête à tout pour rendre ses enfants heureux, jusqu’à retrouver l’un des pères, malgré ses blessures.
Sarcelles, 1995.
Erika élève seule ses deux enfants. Sa fille Abigaëlle se persuade que son père, qu’elle n’a jamais connu, l’aime en silence quelque part. Lorsqu’elle se met en tête de le retrouver, Erika se sent obligée de l’aider, tout en cherchant à la protéger. En grandissant, la quête d’Abigaëlle se transforme en obsession, entraînant avec elle sa mère, sa meilleure amie, et tous ceux qui comptent. Le décor est planté, on intègre dès les premières scènes du film cette famille monoparentale plein d’amour. Sauf que l’amour est pluriel, notamment pour un père absent – celui de la petite fille, car heureusement, celui du garçon est présent.

Hafsia Herzi, actrice au summum de l’émotion
L’année dernière à Cannes dans La Petite Dernière, époustouflante dans Tu mérites un amour, dans Le Ravissement ou encore dans les films d’Abdellatif Kechiche Mektoub my love, La Graine et le mulet, Hafsia Herzi nous montre à chaque film sa force de proposition dans le jeu. Face caméra, elle incarne à chaque fois des femmes quasiment universelles, sensibles et fortes, auxquelles nous pouvons nous identifier. Dans Quelques mots d’amour, l’actrice accompagnée par des enfants et des adolescents terriblement bien castés, joue encore une fois la carte des émotions pour nous toucher en plein coeur.

La manière dont le film de Rudi Rosenberg est écrit nous ramène à une nostalgie des années 90 où, à l’époque, une mère qui décide de garder son enfant malgré un conjoint qui n’en voulait pas n’est pas si bien écoutée ou accompagnée. La présence d’un chien, lui aussi trouvé seul, presque abandonné et intégré très rapidement à la famille, vient donner à cette famille monoparentale et recomposée une touche de coeur et d’espoir. Même dans l’émotion, le film n’entre pas dans le pathos, et garde une grande pudeur. Sublime long-métrage, à découvrir au cinéma le 28 octobre.
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