Sur TikTok, X, ou Instagram, impossible d’échapper à l’expression : « +5 000 d’aura », « -100 000 d’aura » ou encore « battle d’aura ». Mais que signifie réellement ce concept, et comment est-ce devenu un jeu viral à grande échelle ? Pour ne pas vous sentir à la traîne, on vous explique tout point par point.
Qu’est-ce que l’aura sur les réseaux sociaux ?
Dans le langage d’Internet, l’aura désigne le niveau perçu de charisme, de prestance et de « coolitude » d’une personne. Popularisé d’abord dans les communautés anglophones du basket-ball et du football, le mot servait à décrire ces athlètes capables d’imposer le respect avant même d’avoir touché le ballon. Très vite, la Gen Z a détourné le concept pour l’appliquer à la vie quotidienne.
Le système de points d’aura
Le ressort comique du mème repose sur l’attribution arbitraire et disproportionnée de points d’aura en fonction des actes du quotidien. On peut donc gagner des point d’aura, entre +1000 et +10000, en réussissant un geste involontaire, comme rattraper un objet au vol, en restant calme au milieu du chaos, en ayant un chargeur de téléphone quand tout le monde en cherche…
Mais on peut aussi en perdre, de -5000 à l’infini, avec des actions embarrassantes, qui détruisent votre capital de charisme. Par exemple, courir après le bus et le rater, marcher avec un sac à dos ouvert, supplier son ex en public, regarder son téléphone et n’avoir aucun message.
Qu’est-ce qu’une « battle d’aura » ?
Une battle d’aura pousse cette mécanique à son paroxysme en confrontant deux personnes, principalement sous le format d’un affrontement filmé pour les réseaux sociaux.
Le principe : deux créateurs de contenu s’affrontent face caméra dans des duels de regards exagérément sérieux, de démarches lentes ou de poses stéréotypées, jouant délibérément sur l’absurdité de vouloir « paraître invincible ».
Le succès fulgurant de cette tendance repose sur trois piliers : une bonne dose d’autodérision qui dédramatise la honte des petits moments de solitude du quotidien, en traitant la réalité comme un jeu vidéo où chaque micro-action rapporte ou retire des points, et une universalité visuelle : pas besoin d’explication complexe pour comprendre une vidéo de perte d’aura, l’expression corporelle et le montage suffisent.
Loin des habituels lynchages en ligne, la battle d’aura réussit le tour de force de fédérer autour d’une autodérision collective, prouvant que les réseaux sociaux peuvent encore faire rire sans jamais chercher à blesser.


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